Les épaviste illégaux et la filière sauvage

Des epaves empiiees chez un epaviste illegal

La filière de recyclage agréée

En France, plus de 40% des épaves partent en fin de vie dans la filière illégale.

Le recyclage des véhicules en fin de vie est un enjeu capital pour la préservation de l’environnement. Un véhicule présente un haut risque de pollution: fluides polluants comme les huiles noires, les carburants ou l’acide des batteries, mais aussi des matières toxiques présentes dans les pneus, les batteries ou les catalyseurs. Il est important donc de bien prendre en charge les épaves de véhicules en fin de vie, et d’éviter de les confier à un épaviste illégal, et ce afin de garantir un recyclage respectueux de l’environnement. 

La filière des véhicules hors d’usage (VHU) est organisée en France sous le contrôle de l’Agence du Développement et de la Maitrise de l’Energie ou ADEME. Cette dernière recueille via l’Observatoire des véhicules hors d’usage régulièrement les chiffres de l’industrie. En 2018, 1 571 776 véhicules ont été pris en charge par la filière, soit +38% d’augmentation par rapport à 2017. Cette augmentation est expliquée notamment par l’instauration du dispositif de la prime à la conversion.

Epaviste illégal ou filière sauvage

On estime régulièrement que 40% des épaves en fin de vie en France partent dans la filière non agréées, ou filiale sauvage. L’épave en fin de vie est gérée par un épaviste illégal. Le risque d’une telle pratique est le non respect des exigences réglementaires liées au respect de l’environnement. Les garagistes non agréés ne sont pas dans l’obligation de la mise en place de systèmes de dépollution et d’évacuation de déchets issus du recyclage auprès de la filière agréée. 

Cette pratique comporte des risques importants pour l’environnement, car les garagistes non agréés ne sont pas tenus de mettre en place des systèmes de dépollution et d’évacuation des déchets issus du recyclage conformément aux exigences réglementaires. En effet, ces systèmes sont obligatoires pour les épavistes agréés et leur absence peut entraîner des conséquences néfastes pour l’environnement.

Les conséquences de cette pratique sont nombreuses. En effet, les épaves en fin de vie sont souvent démantelées sans respect des normes environnementales. Les déchets issus de ces démantèlements sont alors rejetés dans l’environnement, ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur la santé humaine et animale.

De plus, les épaves en fin de vie sont souvent démantelées sans respect des normes de sécurité, ce qui peut entraîner des accidents et des blessures. Pour lutter contre cette pratique, il est nécessaire de mettre en place des mesures de contrôle et de sanction. Les autorités doivent veiller à ce que les épaves en fin de vie soient traitées par des épavistes agréés et que les normes environnementales et de sécurité soient respectées.

Il est également important de sensibiliser les propriétaires d’épaves en fin de vie à la nécessité de les confier à des épavistes agréés. Enfin, il est important de rappeler que la filière agréée est la seule à pouvoir garantir le respect des normes environnementales et de sécurité.

Les épavistes agréés sont tenus de mettre en place des systèmes de dépollution et d’évacuation des déchets issus du recyclage. De plus, ils sont soumis à des contrôles réguliers et à des sanctions en cas de non-respect des normes.

La réglementation française prévoit en effet une plus grande responsabilité des acteurs de l’industrie automobile (fabricants, distributeurs, assureurs…etc.) dans la gestion des véhicules en fin de vie.

L’état prévoit aussi le renforcement des moyens d’actions des inspecteurs de l’environnement pour lutter contre la filière illégale et pour respecter strictement les obligations environnementales des centre VHU.

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